La SONARWA sera dotée d’une nouvelle appellation

 

La Société Nationale d’Assurance du Rwanda ( SONARWA) est en voie de devenir Société Nouvelle d’Assurance du Rwanda. Annonce faite par le Représentant des actionnaires, M. François Xavier Ngarambe, lors de la célébration du XXX ème anniversaire de la société au Club Jali de Kigali, le 1 er août. Selon M. Ngarambe, la raison qui a poussé le Conseil d’Administration de la société à proposer cette idée est le qualificatif de «  Nationale » qui renvoit à l’époque où le Gouvernement s’appropriait presque tout ( la centralisation). A l’ère où nous sommes, l’Etat se désengage presque totalement dans différentes institutions qu’il privatise lentement mais sûrement. Il serait donc aberrant de parler actuellement de la Société Nationale d’autant plus que le Gouvernement du Rwanda n’y détient que 10% d’actions, a précisé Ngarambe, lesquelles actions se présentent comme suit ( cfr tableau ) :

 

Actionnaires

Montant ( en frw)

Actions

Parts (%)

Caisse Sociale du Rwanda

250.000

25.000

50

BANCOR S.a.

50.000

5.000

10

OCIR THE

50.000

5.000

10

MAGERWA S.a.

50.000

5.000

10

Gouvernement du Rwanda

50.000

5.000

10

Saint Paul Management

50.000

5.000

10

 

 

Le capital social étant de 500 millions de frw, la SONARWA est actionnaire dans d’autres sociétés africaines comme la Société Congolaise d’Assurance et de Réassurance ( SCAR) basée à Goma /RD Congo, l’AFRICA-RE de Lagos au Nigéria, la ZEP-RE, Nairobi/Kenya, … Au Rwanda, elle est actionnaire dans la Banque Rwandaise de Développement et dans la Société d’exploitation de téléphonie fixe, Rwandatel S.a.

 

Toujours dans son allocution, M. Ngarambe a précisé que la SONARWA a débuté par l’assurance automobile seulement mais qu’actuellement elle en a beaucoup ( assurance-vie, éducation, incendie, …). Même au niveau des recettes, on aperçoit une grande évolution. La société a enregistré des recettes élevées à 58 millions de Frw en 1975, de 1 milliard 166.000.000 frw dix ans après ( en 1985) soit presque vingt fois plus et presque 4 milliards en 2004.

 

A propos des investissements, M. Ngarambe a informé les invités que la société investit dans les banques commerciales du pays ainsi que dans la Banque Nationale du Rwanda. Elle investit également dans les bâtiments à logements à Kigali dans certains quartiers urbanisés comme Nyarutarama, Kicukiro, Nyamirambo, Centre –ville, … Outre cela, la société dispose des parts commerciales dans l’Hôpital Roi Fayçal, dans la Banque de Développement des Grands Lacs ( BDGL), etc. Elle donne en même temps du travail en tant qu’employeur de 135 agents permanents et de 370 agents commerciaux formés, encadrés et éparpillés dans les 22 agences et bureaux dont elle dispose dans toutes les provinces du pays.

 

Quant au personnel, la SONARWA aurait mis un accent particulier sur le développement des capacités de ses ressources humaines, comme l’a indiqué M. Ngarambe. A ce jour, 5 membres du personnel suivent des cours professionnels de 1 er cycle en Assurance et 4 autres des cours de 2 ème cycle en Assurance offerts par la Chartered Insurance Institute (CII) de Londres, Royaume-Uni, au travers de la Haute Ecole des Finances et Banques (SFB) à Kigali/Rwanda ou par correspondance.

Deux autres employés poursuivent les études d’assurance ( Licence Spécialisée et MBA International en Assurance) à l’Ecole Nationale des Assurances ( ENASS) à Paris/France. Plusieurs autres cadres suivent actuellement des programmes d’une année de formation en Leadership et Management dispensés par CRESTCOM ( Colorado, Etats-Unis). Enfin, 5 autres membres du personnel suivent des cours professionnels à distance dispensés par l’Association of Chartered Certified Accountants ( ACCA), la Chartered Institute of Marketing ( CIM) et le College of Estate Management ( CEM), tous basés à Londres, Royaume-Uni.

 

D’une manière brève, les proportions (niveau d’études du personnel) sont de 2% du niveau de Maîtrise, 30% du niveau de Licence, 35% du niveau de Baccalauréat, 30% du niveau secondaire et 3% du niveau primaire. La représentativité par sexe dans les organes de prise de décisions est de 67% ( sexe masculin) et 33% ( sexe féminin).

 

Un événement de grande importance.

 

Devant des centaines de distingués invités nationaux et étrangers, Madame Marie Claire Mukasine, Directrice Générale de la SONARWA, dans son allocution de circonstance, a révélé l’importance que revêt cet événement dans la vie de la société. Selon elle, la SONARWA s.a., pionnière dans l’industrie d’assurances au Rwanda, a en effet été créée par le Gouvernement du Rwanda avec une mission première de commercialiser les produits d’assurance et de jouer un rôle actif dans la mobilisation de l’épargne. En effet, Mme Mukasine a déclaré que la SONARWA a toujours maintenu sa position de leader sur le marché d’assurances au Rwanda malgré l’arrivée d’autres sociétés d’assurances. La société a en outre participé au financement de l’économie nationale grâce à l’effort de mobilisation et de placement des fonds dans les banques et institutions financières, en payant les impôts et taxes conformément aux exigences légales et par ses différents investissements dans l’immobilier. Mme Mukasine a ajouté qu’en vue de répondre aux exigences du contexte actuel de mondialisation et d’intégration régionale, la SONARWA s.a. s’est dotée d’une nouvelle mission, un nouveau statut et un nouvel engagement à être le leader dans l’industrie d’assurances au Rwanda et dans la région.

 

L’invité d’honneur à ces festivités fut Dr Vincent Biruta, Président du Sénat rwandais représentant le Président de la République. Au nom de ce dernier, M. Biruta a rappelé que le gouvernement a mis en place toutes les lois en rapport avec le secteur d’assurance. Il a institué la Haute Ecole des Finances et des Banques qui regorge, en son sein, un département d’assurances. Il a félicité la SONARWA pour les performances réalisées et d’avoir pensé à envoyer ses employés poursuivre leurs études. Cependant, M. Biruta a évoqué quelques défis à savoir sensibiliser davantage la population dans le but de lui faire comprendre le bien fondé des assurances de manière à lui inculquer cette culture. Car, il a été constaté que les Rwandais s’assurent par contrainte ( cas d’assurance automobile).

 

« Mieux vaut prévenir que guérir ».

 

Dr Vincent Biruta a conclu qu’il ne faut pas attendre un accident pour payer les assurances. La SONARWA devrait plutôt sensibiliser la population à la prévention d’accidents. Car, plus le nombre d’accidents s’élève, plus les sociétés d’assurances dépensent. Il a, enfin, réitéré le soutien de l’Etat dans la sensibilisation des investisseurs.

 

Jean Claude Rubingisa

Avant la création de la SONARWA s.a.

 

Avant 1975 : Quelques sociétés de courtage opéraient au Rwanda dont la plus
importante était Charles Le Jeune.

 

Le 20 juin 1975 : Promulgation de la Loi n° 20/75 régissant les opérations
d’Assurance au Rwanda

Le 7 août 1975  : Promulgation de la Loi n° 3275 régissant la Responsabilité Civile
Automobile Obligatoire au Rwanda

 

Historique de la SONARWA s.a.

 

Le 30 mai 1975  : Promulgation du Décret Présidentiel n° 114/07/2 portant création de la Société Nationale d’Assurances du Rwanda ( SONARWA s.a) avec 7 actionnaires qui sont la Caisse Sociale du Rwanda (49.9%), RWANDEX (10%), MAGERWA (10%), OCIR-THE (10%), J.H.MINET (10%), M. Robert Close (0.1%) et le Gouvernement Rwandais (10%).

Le 20 mai 1975 : Promulgation de la Loi n° 28/75 accordant le monopole de 5 ans à la SONARWA s.a.

Le 1 er août 1975 : SONARWA a ouvert ses activités sous l’administration d’une compagnie britannique du nom de J.H.Minet. Son premier bureau était dans les enceintes de CARITAS en face du Centre Igikari. Elle a ensuite déménagé vers les locaux de l’actuel District Nyarugenge.

En 1980 : Le capital de la SONARWA est passé de 50.000.000frw à
400.000.000 frw

Le 25 mai 1982 : Promulgation de la Loi n° 18/82 mettant fin au monopole de la SONARWA s.a et libéralisant le marché d’Assurances au Rwanda.

En 1989/1990 : Saint Paul Management a acheté les actions de J.H. Minet pendant que M. Robert Close a vendu ses actions à A.W.Chester.

Le 30 janvier 1990 L’Assemblée Extra-Ordinaire de la SONARWA s.a a révisé ses statuts qui a conduit à la nomination du premier Directeur Général Rwandais du nom de M. Sibomana Joseph.

En avril 1994 La SONARWA s.a au même titre que beaucoup d’autres sociétés a été sérieusement affectée par la guerre et le génocide.

Le 1 er novembre 1994 Un nouveau Conseil d’Administration est mis en place comprenant notamment Dr Pius Ndayambaje comme Président du Conseil, Madame Hope Murera comme Directeur Général et Côme Nkurunziza comme Directeur Général Adjoint. La SONARWA s.a a recommencé ses activités après la guerre avec seulement 53 employés contre 299 employés d’avant la guerre.

Le 1 er août 1995 : Célébration du 20 ème anniversaire.

En 2000 : Dr Pius Ndayambaje a été remplacé par M. François Xavier Ngarambe à la présidence du Conseil d’Administration et d’autres membres du Conseil ont été remplacés.

Le 1 er août 2000 : Célébration du Jubilé d’Argent (25 ans).

En octobre 2000 : M. Côme Nkurunziza, Directeur Général Adjoint est retraité.

Début 2001 : M. Corneille Karekezi est nommé Directeur Général Adjoint.

Le 23 mars 2001 Madame Hope Murera Gasana est remplacée par Madame Marie Mukantabana au poste de Directeur Général.

Le 15 novembre 2002 Madame Marie Mukantabana a quitté pour une nouvelle fonction.

Le 28 novembre 2002 Madame Marie Claire Mukasine est nommée au poste de Directeur Général en remplacement de Madame Mukantabana Marie.

Le 23 mai 2003 M.Janvier Karekezi Hino remplace M. François Xavier Ngarambe comme Président du Conseil d’Administration.

En 2004 : BANCOR s.a. achète les actions de RWANDEX s.a. et rejoint le Conseil d’Administration.

Le 20 avril 2005 M.Camille Karamaga remplace M. Janvier Karekezi Hino comme Président du Conseil d’Administration.

Le 1 er août 2005 Célébration du 30 ème anniversaire.

 

 

La Banque de l’Habitat a reçu son agrément définitif

Ca ne fait pas longtemps que l’ancienne Caisse Hypothécaire au Rwanda ( CHR) a été transformée en une Banque de l’Habitat. Selon les autorités de cette dernière, elle vient aussi d’obtenir l’agrément définitif délivré par la Banque Nationale du Rwanda ( BNR), lui permettant d’opérer sur le territoire rwandais comme une banque commerciale.

L’historique de l’habitat au Rwanda montre que les constructeurs des maisons ont souvent adopté l’anarchie que ça soit dans le milieu urbain ou bien dans le milieu rural. On remarque cela par la présence dans les villes rwandaises des quartiers spontanés, un besoin important en immobiliers et la rareté des quartiers modèles construits dans les normes requises par les autorités urbaines. Quant au milieu rural, la tradition rwandaise a été une des obstacles à l’habitat groupé. De ce fait, les maisons restent éparpillées ici et là sur les collines au niveau de plusieurs régions dans ce milieu.

De la part de l’Etat, la création d’une banque pour l’Habitat a été un essai de solution à ce problème épineux. Actuellement, cette banque a adopté une nouvelle politique d’octroie des crédits immobiliers. Selon le Directeur Général de cette banque, M. Pipien Hakizabera, on a embrassé le système de collaboration avec les promoteurs immobiliers. En effet, ces derniers sont invités à construire des maisons modernes, remplissant les normes de la ville et la banque s’intéresse à offrir un crédit à celui qui veut acheter une ou plusieurs de ces maisons. Tout comme cette banque peut aussi prêter des fonds à ces promoteurs immobiliers, elle peut aussi prêter des fonds à un individu qui veut acheter une autre maison déjà construite. Dans ce dernier cas, la garantie reste cette maison acquise par le créancier.

Dans ce nouveau système de cette banque, plusieurs systèmes démarreront. Le Directeur Général Pipien Hakizabera signale la collaboration avec les banques étrangères de développement pour avoir des fonds suffisants, offrir d’autres crédits de long terme et la promotion de l’épargne pour avoir le logement auprès de toutes les couches de la population rwandaise.

En essayant de voir la structure du capital social de la BHR, on constate que le gouvernement rwandais se réserve la majorité car ses parts font 56%. De plus les institutions para-Etatiques y ont aussi des parts importantes. Le D.G. de cette banque Pipien Hakizabera signale à ce sujet qu’à long terme, la Banque deviendra privée. Ainsi, on a commencé à inviter les investisseurs privés à investir dans cette banque en y achetant des actions. Ceci va de pair avec la perspective de cette banque d’atteindre le capital social de 3 milliards de francs rwandais. Notons qu’actuellement le capital social de cette banque s’élève à 1.5 milliard de frw.

Les informations fournies par la direction des crédits dans cette banque d’habitat révèlent que la plupart des créanciers bénéficient des crédits variant entre 6 et 12 millions de francs rwandais. Vu la capacité de la majorité des citadins à Kigali d’abord, ce ne sont que certains individus qui peuvent accéder à ces crédits-immobiliers. Il tient alors que ces promoteurs immobiliers se multiplient d’abord et pensent aussi à des maisons de bas et moyens standing afin d’atteindre beaucoup de personnes.

Didier Semanyenzi

 

Que les promoteurs immobiliers se multiplient !

La Banque de l’Habitat du Rwanda compte gagner plusieurs avantages dans la collaboration avec les promoteurs immobiliers. De sa part, elle se protège contre les risques de détournement des fonds réservés à l’habitat, elle se libère des activités de construction des maisons et elle est sûre que les maisons construites par ces promoteurs mobiliers remplissent les normes requises par la ville.

Du côté des autorités publiques, ces promoteurs immobiliers facilitent le développement de l’habitat lorsqu’ils construisent beaucoup de maisons. En effet, c’est facile pour l’Etat d’y implanter des infrastructures de développement comme les routes, l’eau, l’électricité, les moyens de communication, etc. Cette approche limite aussi ceux qui contournent les normes de la ville pour aller construire dans des quartiers spontanés.  

Du côté de la population, ce n’est pas facile d’obtenir toutes les pièces exigées par la Ville dans une durée courte lorsqu’on veut construire. S’il y a alors un moyen de se procurer une maison remplissant les normes de la ville et à crédit, on a un double avantage. D’abord, on ne paye pus le loyer, ensuite on a une maison propre à ce créancier.  

Devant tous ces avantages, la Banque de l’Habitat du Rwanda invite les investisseurs Rwandais à imiter le pas de ceux qui se sont engagés dans le domaine comme la Caisse Sociale du Rwanda ( CSR), la Société STIPPAG, M.T. Rujugiro et d’autres.

Il tient de souligner que ces promoteurs immobiliers diffèrent des entrepreneurs de construction ou bien des maîtres des ouvrages en construction. Les promoteurs immobiliers sont des investisseurs qui construisent des maisons et les vendent après aux différentes personnes. Quant à ces derniers, ce ne sont que des constructeurs qui signent le contrat pour n’assurer que les travaux de construction pour le compte d’autrui.

D.S.

Kibungo : Revaloriser la production agricole via les micro-crédits.

  Il arrive souvent que les agriculteurs aient des problèmes financiers dans la période précédant les moments de récolte. Durant cette période de crise, les agriculteurs préfèrent hypothéquer leurs cultures en pleine croissance et bénéficier de l’argent afin de résoudre leurs problèmes urgents. C’est vrai que les agriculteurs qui recourent aux commerçants durant cette crise, vendent leur future production à très bas prix. Pour combattre cette pratique qui pénalise le pauvre agriculteur, la Banque Populaire a ouvert une ligne de crédit aux agriculteurs de Kibungo afin de faciliter ces derniers à avoir de l’argent sans hypothéquer leur future production.

A Kibungo, seule la grande saison sèche se présente comme la bonne période des récoltes chez les agriculteurs. Ceci s’explique par les cultures qu’on y plante en grande quantité à savoir le sorgho, le maïs, le riz, les haricots, etc.. Quant aux bananeraies qui dominent aussi le paysage de cette région, c’est également dans cette saison qu’elles produisent beaucoup de bananes par rapport à d’autres saisons de l’année. Les agriculteurs de Kibungo avec lesquels on s’est entretenu nous ont révélé qu’à l’époque, ils étaient obligés de recourir aux commerçants lorsqu’ils avaient besoin d’argent. Il fallait négocier un tel montant d’argent, offrant en contre-partie ou comme garantie leur future production.

Les négociations portaient aussi sur le prix à considérer. Souvent les agriculteurs vendaient leur production à un prix bas par rapport à celui du marché en cours ou bien le marché futur. Selon M. Dieudonné Murekezi, Directeur d’Appui Technique auprès des Banques Populaires et qui s’occupe de la communication et suivi dans ce programme initié à Kibungo, on a ouvert cette ligne de crédit pour faciliter la population à accéder aux revenus. Ces micro-crédits varient entre 30.000 frw et 250.000 frw. Le taux qu’on y applique oscille aussi entre 1.5 et 2%. Les agriculteurs de Kibungo sont obligés de se réunir en associations pour accéder à ces crédits. La garantie exigée n’est que la caution solidaire dans une telle association. M. Dieudonné Murekezi affirme que du côté de la banque, il n’y a presque pas de problèmes car ceux qui ont bénéficié de ces micro-crédits remboursent les fonds prêtés dans les délais convenus. Du côté de la population, plusieurs problèmes ont été résolus grâce à cette nouvelle ligne de crédit.

M. Athanase Musoni qui dirige une association des agri-éleveurs à Kabarondo, cite plusieurs avantages qu’ils ont tirés dans cette collaboration avec la Banque Populaire. Certains parents ont pu payer le minerval de leurs enfants scolarisés tandis que d’autres ont pu régler les frais médicaux. Grâce à ces crédits encore, les agriculteurs parviennent à acheter de la semence de qualité ainsi que les intrants agricoles, des pesticides, etc. Lorsqu’on mène un entretien avec les agriculteurs qui ont adhéré à ce programme, l’avantage le plus important qu’ils citent dans ce système n’est que la valorisation de leur production agricole. Actuellement, ils vendent à leur gré et ils commencent aussi à s’imposer sur le marché car leur vente ne se fait plus en fonction des problèmes familiaux.

Il arrivait aussi des cas où les agriculteurs étaient obligés de vendre leur production avant la maturité. Dans des cas pareils, la production perdait de la valeur et de la qualité. On a voulu savoir si la Banque Populaire ne compte pas collaborer à Kibungo avec les producteurs des cultures industrielles, M. Dieudonné Murekezi répond que ce programme a déjà commencé car ils collaborent déjà avec les caféiculteurs. Il trouve ça très important car le cours du café varie énormément durant les saisons de l’année parce que la récolte ne se fait qu’une fois pendant toute l’année. De la part de la population de Kibungo qui pratique l’agriculture, on a aussi besoin des greniers modernes pour assurer le stockage de leur production.

L’agriculteur François Mugisha de Kibungo fait remarquer que cela revaloriserait davantage leur production parce qu’ils auraient l’occasion de toucher sur leur récolte durant toutes les périodes de l’année. En s’adressant aux agriculteurs, le Directeur Dieudonné Murekezi les invite à se regrouper en associations pour accéder aux différentes lignes de crédits. Du côté de l’Etat, ce dernier est invité à ne pas se limiter seulement à l’assistance technique mais aussi à une assistance intellectuelle. « Il y a des agronomes et des vétérinaires dans les différents districts qui apportent une assistance technique aux agriculteurs et aux éleveurs. Ces derniers ont aussi besoin d’enrichir leurs connaissances dans l’élaboration et l’exécution des projets rentables, dans les bons systèmes d’épargne, etc. », a fait remarquer Dieudonné Murekezi. Il a enfin invité les autorités différentes à s’intéresser à la bonne manière d’écoulement de la production des agriculteurs sans que ces derniers perdent.

Didier Semanyenzi

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