La gestion concentrée des aires protégées : une meilleure approche pratique pour préserver la biodiversité dans les pays du Sud

  La conservation contrôlée des ressources naturelles peut contribuer à réduire la pauvreté et à préserver les identités culturelles. Cependant, les communautés locales doivent s’impliquer dans leur gestion, si elles souhaitent en récolter les fruits.

Quelle que soit la difficulté sémantique, la bonne gestion des aires protégées est vantée comme la meilleure façon pratique pour protéger la biodiversité dans les pays en voie de développement.

Selon le concept fondé sur le principe : « on ne peut éliminer la pauvreté sans protéger l’environnement qui, lui, ne peut être protégé sans qu’on s’attaque à la pauvreté », il faut protéger les zones terrestres et humides, les milieux côtiers et maritimes pour assurer la croissance économique des populations locales et la pérennité des ressources naturelles dont dépend leur survie. Cette approche contraste avec la vieille formule paternaliste selon laquelle la conservation devait être imposée aux communautés rurales pauvres, ce qui les coupait souvent des ressources biologiques, physiques, et culturelles dont elles dépendent.

L’idée d’identifier des paysages terrestres et marins pour en faire des aires protégées a fait son chemin ces dernières années. La liste des aires protégées des Nations Unies depuis le début des inscriptions en 1962, le nombre de sites est passé de 1000 à 102.000 couvrant ainsi 18,8 millions de km² à 12,5% de la surface terrestre.

Malgré ces progrès, certains s’inquiètent de ce qu’on privilégie la quantité au détriment de la qualité de l’effort de préservation de ces aires. Des doutes subsistent également quant aux droits des personnes vivant sur ces aires, ou à proximité, sur la terre et ses ressources et sur la répartition de leurs coûts et bénéfices.

A présent, il est admis qu’une gestion efficace doit placer les populations locales au cœur de l’action, car des résultats probants ont été obtenus en associant les populations rurales aux responsabilités et aux bénéfices.

Autrefois, les aires protégées étaient interdites aux populations, mais actuellement la tendance a changé, on les pense avec et pour elles, plutôt que contre elles. Qu’elles travaillent ou non dépend, dans une certaine mesure, de leur complication et de la visibilité des bénéfices qu’elles peuvent en tirer.

Dans le meilleur des cas, les aires protégées communautaires fournissent une série d’avantages aux communautés rurales : travail, revenus et autres retombées telles que des centres médicaux et des écoles, financés par le revenu d’activités comptables avec la sauvegarde de l’environnement.

L’écotourisme, répondant à une demande croissante d’activités de loisirs en lien avec la nature, offre de bonnes perspectives. Il génère des revenus pour les habitants des zones rurales, tout en favorisant une prise de conscience de la valeur économique des ressources naturelles, tout particulièrement de la faune sauvage. Là où les animaux étaient perçus comme une menace pour les récoltes ou le bétail, ils sont à présent appréciés comme une source de revenus, grâce aux droits d’entrée dans les parcs ou aux droits de chasse.

Dans certaines forêts d’Afrique, un projet de cogestion a transformé des braconniers en gardiens de parcs. Des hommes qui avaient autrefois pisté et abattu éléphants, lions ou antilopes sont à présent tout aussi prompts à les protéger (au Burkina Faso par exemple, dans la forêt de Teifoula).

Actuellement, divers types de systèmes de cogestion sont mis en œuvre, dans les secteurs de la foresterie, de la pêche et des parcs. Dans ce cadre, des communautés pauvres sont impliquées dans la gestion des ressources naturelles, en tandem des agences de protection de la nature. Dans certains cas, le manque de fonds pour préserver la biodiversité a accéléré le mouvement vers une gestion plus communautaire. La mise en application de la loi demeure un problème, surtout là où persiste le souvenir d’une répression brutale. Le processus est plus efficace lorsque les communautés sont impliquées.

Concernant les zones côtières, les efforts de conservation sont moins convaincants. La part protégée de la surface globale des océans atteint à peine 0,5 soit moins de 1,7 millions de Km². Partout, de nombreuses initiatives ont prouvé que conserver la nature y est un important moyen de lutter contre la pauvreté.

Sur terre ou en mer, la gestion partagée a encore du chemin à faire. Le partenariat entre agences de conservation et communautés rurales est semé d’embûches et des divergences d’intérêts génèrent souvent des conflits. Il arrive que les organisations travaillant à la protection des aires soient plus concernées par la nature elle-même que par les populations.

Parfois, les bénéfices ne sont pas à la hauteur des espérances. A l’inverse, ceux qui réussissent ont en général tout misé sur une implication de la communauté au stade le plus précoce de planification. Ils partagent aussi une compréhension commune des retombées et des bénéfices probables.

 

Blaise Gahizi

 

Pétition de défenseurs des animaux contre l'étole d'hermine du pape

 

ROME (AFP) - L'une des principales associations italiennes de défense des animaux a annoncé le lancement d'une pétition sur internet pour demander au pape Benoît XVI de renoncer à porter une étole d'hermine lors de célébrations liturgiques au Vatican.

Lorenzo Croce, président de l'Association italienne de défense des animaux et de l'environnement (Aidaa), s'est défendu de toute provocation ou de vouloir organiser une manifestation anti-religieuse.

"Nous voulons simplement lui demander, dans un message d'amour et de paix, de donner un signal fort pour la protection des animaux et de l'environnement à partir d'un petit sacrifice personnel très significatif", a déclaré M.Croce lundi à l'agence de presse italienne Ansa.

Benoît XVI a remis au goût du jour depuis son élection un certain nombre d'habits liturgiques traditionnels dont une petite pèlerine de velours rouge bordée d'hermine blanche, aussi appelée "mosette" qu'il porte l'hiver avec un curieux bonnet de même couleur appelé "camauro".

L'association a ouvert un site internet pour recueillir des signatures et M. Croce a prévu de présenter sa pétition au pape en septembre.

 


Copyright © ORINFOR 2008 Designed and maintained by ORINFOR IT Team. la Nouvelle Rélève No 684 du 28 Juillet au 4 Aout 2008

|Nouvelle Relève Direction et Rédaction kigali Rwanda.| la Nouvelle Relève B.P 83 ORINFOR 50, Boulevard de la Révolution, Kigali Plateau. Email lnr2020@yahoo.fr