ARCT RUHUKA : la gestion du traumatisme et du VIH/SIDA, un sujet de formation des associations

 

En date du 14 août 2008 au siège de ARCT RUHUKA ( Association Rwandaise des Conseillers en Traumatisme) à Kibagabaga, s’est tenu des cérémonies de clôture d’une formation de 5 jours organisée par ARCT RUHUKA en collaboration avec UNIFEM ( Fonds des Nations Unies pour le développement des Femmes) et ONU/SIDA, à l’intention de 30 personnes venant de 30 associations des personnes vivant avec le VIH/SIDA, les rescapés du génocide ainsi que d’autres associations des personnes victimes des différentes violences.

Selon la Secrétaire Exécutive d’ARCT RUHUKA, Madame Abatoni Jeanne Gatete, ces 30 personnes formées ont été sélectionnées dans 3 districts de la Ville de Kigali à savoir Nyarugenge, Gasabo et Kicukiro dont 10 personnes par district. L’objectif de cette formation était de former ces personnes en ce qui concerne la gestion du traumatisme et du VIH/SIDA ainsi que la façon d’aider les personnes victimes de différentes violences, y compris le VIH/SIDA, a-t-elle indiqué.

Ces personnes formées, dit Jeanne Gatete, vont à leur tour, aller former ou aider leurs compagnes (ou compagnons) dans leurs associations respectives autrement dit, elles vont mettre en pratique les notions apprises ici dans leurs associations respectives.

« Dans un bref délai, elles seront encore en formation sur la fabrication du panier artistique « agaseke » pendant deux semaines afin d’en faire un métier pour leur développement économique », a-t-elle poursuivi au cours de ces cérémonies.

En effet, la Secrétaire Exécutive d’ARC RUHUKA a saisi cette occasion pour remercier l’UNIFEM qui ne cesse de soutenir l’ARCT RUHUKA dans la réalisation de ses différentes activités qu’elle organise.

A son tour, Monsieur Félix Rusake, chargé des programmes à l’UNIFEM, qui était l’invité d’honneur, a exhorté les participants à ladite formation, victimes du VIH/SIDA et/ou des différentes violences, que malgré ce qui leur est arrivé, la vie continue. «Il ne faut jamais perdre courage, il faut toujours penser à un meilleur avenir comme tant d’autres et avoir une vision ou des projets à long terme et avoir une espérance à une longue vie, plutôt que se considérer à chaque moment comme un passager sans espoir de vivre longtemps et nous sommes à votre disposition quand vous aurez besoin de notre secours », les a-t-il averti.

Au cours de son interview, ce dernier a précisé à la presse que l’UNIFEM appuie en général les activités en rapport avec le développement de la vie économique des femmes et les programmes en rapport avec leur paix et sécurité car les différentes violences faites à l’égard des femmes touchent sérieusement leur vie sécuritaire.

Concernant le suivi de ces personnes formées, Félix déclare qu’en collaboration avec ARCT RUHUKA, « nous allons voir comment nous pouvons continuer notre partenariat en les aidant individuellement ou collectivement à développer leur vie économique », précise-t-il enfin.

Par ailleurs, les participants ont, à leur tour, montré leur reconnaissance à l’ARCT RUHUKA ainsi que ses partenaires qui organisent souvent différentes formations à leur intention. « Nous sommes reconnaissants de tout ce que nous venons d’apprendre dans cette formation. Nous avons appris comment gérer le traumatisme du VIH/SIDA ainsi que ses conséquences. Personnellement, cette formation va m’aider à gérer d’abord ma situation, aider les autres qui ont le même problème que moi et savoir où m’orienter quand je suis dans une situation dont je suis incapable de me sortir car cela m’arrivait souvent et je ne savais quoi faire », témoigne Béatrice Mbabazi, l’une des participants dans ladite formation, vivant avec le VIH/SIDA.

Prenant la parole, la représentante des participants à la formation s’est réjouie de ce qu’ils viennent de bénéficier dans la formation. « Nous sommes maintenant capables de gérer notre situation ou d’aider toute autre personne victime du traumatisme, VIH/SIDA ou toute autre sorte de violence à laquelle sont confrontées souvent les femmes. Dans le cas d’incapacité d’orienter vers les spécialistes qui peuvent l’aider de plus », dit-elle avant de conclure qu’ils se réjouissent de cette prochaine formation de la fabrication du panier artistique « agaseke », qui va les aider à avoir un métier qui va développer leur vie économique en particulier ainsi que celle de leur famille en général.

Notons que l’ARCT RUHUKA a commencé ses activités au Rwanda en 1998, elle a 115 membres et travaille avec plus de 350 associations des personnes vivant avec le VIH/SIDA, rescapés du génocide ainsi que d’autres associations des personnes victimes des différentes violences.

 

Il est à souligner enfin que parmi les 30 participants à la formation, il y avait 24 femmes et un seul homme.

 

Chantal Namukunzi

 

Les législatives s’approchent, les formations politiques se coalisent.


Christophe Bazivamo , Vice-Président FPR.

Au cours d’un point de presse organisé par le Front Patriotique Rwandais(FPR) au siège du secrétariat général, ce 12 aout 2008, le Président du comité de coordination des préparatifs aux législatives, M. Christophe Bazivamo, a annoncé que 6 formations politiques ont demandé une coalition avec le FPR-Inkotanyi pour pouvoir présenter une liste bloquée commune des candidats-députés. Ces formations politiques sont le PDI, PDC, PSR, UDPR, PPC et PSP.

Le FPR a demandé à ces formations politiques de présenter des candidats remplissant les mêmes conditions que celles exigées aux candidats du FPR. La liste sera constituée en tenant compte de la force de chaque Parti politique. Quant aux sièges gagnés, ils seront accordés aux candidats suivant leur position sur la liste.

Les journalistes ont voulu connaître les candidats du FPR aux élections législatives mais il leur a été répondu qu’ils seront connus en temps opportun. La liste disponible devra être finalisée par le bureau politique du FPR. C’est celle formée par 4 candidats par districts, élus par les membres de la formation politique au pouvoir dont 2 de sexe masculin et 2 de sexe féminin. Ils sont en tout 120, mais le bureau politique devra choisir parmi eux, 80 seulement en tenant compte de leur popularité et de leur compétence.

Selon M. Christophe Bazivamo, président du comité de coordination des préparatifs aux législatives, les élections préliminaires internes au FPR ont été organisées avec succès sur demande des membres et compte tenu du pas franchi dans le processus démocratique. Chaque membre était libre de poser sa candidature et la campagne a été organisée au niveau des secteurs administratifs mais les élections se sont déroulées au niveau des districts. «  Les membres les ontbeaucoup appréciées. », a précisé M. Bazivamo. Lors des élections de 2003, les candidats du FPR avaient été désignés sans la participation des membres à la base.

Ce comité de coordination du FPR est formé de 9 membres qui sont M. Bazivamo Christophe, Président, M.François Ngarambe, Vice-président, Mme Soline Nyirahabimana, Secrétaire, M. Charles Muligande, chargé de la recherche et de l’information, M. Protais Musoni, charge de la propagande, Domitille Mukantaganzwa, membre, Tito Rutaremara, membre, Mme Marie Claire Mukasine, membre et M.James Musoni, membre. Un tel comité existe aussi au niveau de chaque district. Ce comité national devra présenter au bureau politique une proposition d’une liste de candidats du FPR pour l’élaboration d’une liste électorale définitive.

Pour M. François Ngarambe, Secrétaire général du FPR et vice-président du comité de coordination, les Députés sortants ont bien rempli leur mission car beaucoup de lois ont été votées, des visites régulières aux conseils des districts ont été effectuées et surtout des sessions extraordinaires ont été organisées. Au cours de ces sessions, les commissions se réunissaient dans l’avant-midi et l’après-midi était réservé aux plénières.

Gérard Rugambwa

 

 

L’utilisation rationnelle des médicaments implique tout le monde

 

 

Un atelier de formation a été organisé Jeudi le 14 août 2008 à Kigali par le Ministère de la Santé, en collaboration avec MSH/SPS à l’intention du personnel des media dans le cadre de les informer sur le secteur de la pharmacie et l’utilisation rationnelle des produits pharmaceutiques. Ces derniers pourront par la suite aider à la transmission de l’information sur les dangers de la mauvaise utilisation des médicaments.

La vision globale du Gouvernement rwandais est de garantir le bien-être de la population en augmentant la production et en réduisant la pauvreté dans le cadre de la bonne gouvernance en général et particulièrement dans le domaine de la politique sanitaire, l’objectif est de promouvoir l’état de santé de la population.

Tel que l’a indiqué le Coordinateur du Task Force de la Pharmacie (TFP) au Ministère de la Santé, M. Viateur Mutanguha l’objectif de l’Etat sera rendu possible en ne ménageant aucun effort pour assurer et améliorer continuellement les services des soins à la population par la prévention, les soins curatifs et de réhabilitation.

Il a précisé que la mission du TFP est de protéger la population par la supervision de la qualité et de l’efficacité des produits pharmaceutiques disponibles dans le pays. C’est également dans le souci de remplir cette mission qu’un tel atelier a été organisé pour faciliter la sensibilisation sur les effets bénéfiques et néfastes éventuels des médicaments.

Comme le coordinateur l’a indiqué, les efforts seront mis dans le renforcement des pharmacies des districts qui ont la charge de l’approvisionnement des médicaments de base et de leur gestion au niveau des formations sanitaires.

 

De la situation actuelle du secteur de la pharmacie

Comme l’a précisé le Coordinateur, deux lois sont à la base du cadre national de la législation des médicaments. Le choix des médicaments dans le secteur public est fait sur base d’une liste des médicaments génériques, ce qui n’est pas le cas pour le secteur privé. La production locale reste encore très peu développée, seul le Labophar est faiblement opérationnel.

Quant au contrôle de qualité, seul le laboratoire de contrôle de qualité du département de la Pharmacie de l’UNR est développé.

Concernant le niveau des recherches, les initiatives ont été enregistrées à l’UNR, à l’IRST et au TRAC. Et quant à la promotion de la médecine traditionnelle, le Coordinateur a souligné qu’elle est reconnue mondialement mais qu’un cadre légal doit être approprié et mis en place pour sa promotion.

 

Des produits pharmaceutiques

Les intervenants ont expliqué que les produits pharmaceutiques revêtent plusieurs significations. tels que les intervenants l’ont souligné sont des médicaments destinés à l’usage humain et vétérinaire, les stupéfiants, les matériels chirurgicaux, les objets de pansements et tout article présentés comme conformes aux pharmacopées reconnues au Rwanda pour ne citer que ceci.

Par ailleurs, plusieurs industries pharmaceutiques peuvent produire un même médicament mais l’appeler différemment. Ainsi, pour éviter des confusions, l’OMS a recommandé que chaque médicament ait un nom universellement reconnu (Dénomination Commune Internationale : DCI) à l’exemple de : Paracétamol ; Mebendazole etc.

Concernant les spécialités et les génériques, ils ont indiqué que tout médicament non protégé par un brevet, préparé industriellement et commercialisé sous DCI du principe actif suivi ou non du nom du fabriquant, est générique. Pour le cas contraire, c’est une spécialité. Ex. Aspirine, Clamoxil, etc.

Parlant des médicaments dits essentiels, il a été précisé que ce sont ceux qui satisfont aux besoins de la majorité de la population. Ils sont indispensables pour le traitement des maladies les plus courantes dans une région ou un pays. C’est pour cela qu’ils doivent être disponibles et en quantité suffisante d’autant plus qu’ils sont même plus abordables par leur coût raisonnable.

La liste des médicaments essentiels est alors établie suivant les maladies rencontrées dans le pays, le niveau d’instruction du personnel médical et paramédical, technique des infrastructures, le pouvoir d’achat de la population, etc.

 

Quelques mesures ont été prises pour améliorer l’utilisation rationnelle des médicaments (URM)

Un système d’information sur l’utilisation des médicaments à travers les media est prévu ainsi qu’un système de vigilance sur l’utilisation du médicament (pharmacovigilance), l’élaboration des documents pour améliorer l’URM , la formation du personnel de santé …, telles sont quelques mesures déjà prises pour promouvoir une URM et assurer son suivi.

Le patient comme dernier consommateur du produit devra jouer un rôle prépondérant dans la bonne utilisation des médicaments. Ce dernier est appelé à adhérer au traitement, respecter les prescriptions médicales pour éviter toutes les conséquences néfastes pour lui et pour la santé politique. Il lui est également recommandé de bien conserver le médicament afin de maintenir ses propriétés.

 

S’agissant de l’assurance de la qualité, les intervenants ont précisé qu’elle comprend l’enregistrement, l’inspection et le contrôle au laboratoire, bref un suivi rigoureux de toutes les étapes à partir de la production jusqu’au consommateur. Certains documents sont exigés pour acquérir une licence d’importation des médicaments.

 

Quelques défis sont relevés

Tel que le coordinateur du TFP l’a signalé aux participants, quelques problèmes entravent la promotion de l’URM comme celui du manque de laboratoire de contrôle de qualité des médicaments, celui du système d’enregistrement, des inspecteurs titrés mais aussi celui de la logistique insuffisant .

En clôturant cet atelier, M. Viateur a interpellé toutes les parties prenantes à encourager la mise en application des mesures prises pour rendre possible la bonne utilisation rationnelle des médicaments. Le secteur pharmaceutique souffre également de l’insuffisance des ressources humaines car jusqu’aujourd’hui, il compte 250 pharmaciens, le secteur privé étant le plus attirant.

 

Charlotte Karangwayire

 

Un plan stratégique a été élaboré

 

Différents programmes sont mis en exergue pour promouvoir le secteur pharmaceutique :

Programme I : Coordination et Gestion du secteur Pharmaceutique :  

Objectif : Assurer une bonne gestion et coordination du secteur pharmaceutique au Rwanda et renforcer le cadre légal et réglementaire du secteur pharmaceutique.

Programme II : Amélioration de l’accessibilité des produits pharmaceutiques  :

 

Objectifs  : assurer un choix judicieux des produits pharmaceutiques

 

Améliorer la disponibilité et l’accessibilité des produits pharmaceutiques

 

Programme III : Assurance de la qualité des médicaments

 

Objectif  : renforcer le système d’enregistrement des médicaments et assurer l’homologation des produits pharmaceutiques entrant sur le territoire national

 

Programme IV : Usage rationnel

 

Objectif  : assurer un meilleur usage des produits pharmaceutiques et renforcer le système d’information pharmaceutique

 

Programme V : Médicaments traditionnels améliorés

 

Objectif  : promouvoir l’utilisation de médicaments traditionnels améliorés

 

Programme VI : Recherche et Développement

 

Objectifs : réglementer la recherche et développement en matière de médicaments.

C. K

 


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