L’UNR déploie de nouveaux spécialistes en drainage et irrigation
Une cinquantaine d’étudiants venus du Burundi, de la République Démocratique du Congo et du Rwanda ont clôturé leur formation de dix mois en drainage et irrigation dans l’Université Nationale du Rwanda avec un diplôme spécialisé.Bien que leur formation a connu des moments difficiles lors du commencent, 30 étudiants rwandais, 10 Burundais et 10 Congolais ont enfin terminé leur formation ce 15 Août 2008 et doivent maintenant avoir en conscience qu’on a besoin d’eux en matière de gestion d’eau et du sol.
Pour Herménégilde Niyonzima, un Burundais qui a été parmi les cinq premiers étudiants, qui ont eu comme récompense une bourse d’études de maîtrise au début de l’année académique 2009 dans la Faculté d’agronomie pour leur bonne prestation, témoigne qu’ils ont connu un début difficile, « le début d’études n’a pas du tout été appréciable, on croyait qu’on n’allait pas terminer », révèle Niyonzima.
Les étudiants ont connu des sérieux problèmes d’enseignants, « il y avait peu de formateurs, et ceux qui s’y connaissent avaient d’autres préoccupations», poursuit Niyonyima. Selon Jean Jacques Mbonigaba, le coordinateur de PGD dans la Faculté d’agronomie ( Post Graduate Diploma), cela est du à des reformulations académiques qu’a fait l’Université Nationale du Rwanda au début de l’année académique 2008, alors que le programme d’étude spécialisée a commencé au cours de la même année académique, « cela a affecté notre façon de travailler, nous avons dû compiler les cours de presque deux ans en dix mois, cela nous a obligé de faire appel à beaucoup d’enseignants dans une période limitée», confie le Docteur Mbonigaba.
Mme Daphrose Gahakwa, le ministre de l’éducation, pour qui le mot d’ordre est la qualité dans l’éducation, espère que tout le pays va bénéficier de la formation de ces spécialistes qui étaient en manque, car se rappelle-t-elle, lorsqu’elle était ministre au MINAGRI, elle a rédigé un plan directeur d’irrigation et de drainage, et a manqué un spécialiste pour le mettre en place. Elle a dû faire recours aux enseignants des instituts supérieurs, « je ne suis plus Ministre de l’agriculture, mais je suis certaine que celui qui est en place aura besoin d’eux», a déclaré Madame Daphrose Gahakwa.
Bien que la société a besoin d’eux, le Ministre de l’éducation leur a demandé de continuer leurs études et a donné à ceux qui ont eu plus de 60%, une bourse d’études en maîtrise dans la Faculté d’Agronomie de l’Université Nationale du Rwanda.
Pourtant, on attend beaucoup de ces spécialistes, surtout dans le domaine de l’irrigation. « Notre eau s’en va, et avec notre sol, vous devez retenir notre sol », insiste le Professeur Munyanganizi Bikoro, le Secrétaire d’Etat au MINERENA, pour qui, la première étape est de protéger l’environnement et comme ça l’eau partira sans pour autant emporter le sol, pour cela il accorde une grande importance à l’irrigation qu’au drainage car pour lui, le Rwanda est presque automatiquement drainé.
« L’eau du Rwanda s’en va, quel est le bénéfice pour les Rwandais? Cette formation des spécialistes en drainage et en irrigation peut en être une ! », observe Prof. Bikoro. La formation des spécialistes en gestion d’eau, c’est certes l’une des avantages que le Rwanda peut tirer, et cela c’est grâce à l’appui de l’Initiative du Bassin du Nil (IBN) dans son volet de formations à l’Université Nationale du Rwanda via la Faculté d’Agronomie.
Maurice Twahirwa
Stagiaire
L’environnement scolaire, une garantie de la qualité de l’éducation
Dans le cadre de mettre en pratique la politique de la qualité de l’éducation au Rwanda, l’Inspection générale vient de se doter des indicateurs qui lui permettent d’évaluer un établissement scolaire pour s’assurer du niveau de la qualité de l’éducation que peut offrir cette école. Parmi ces indicateurs, qui peuvent garantir une bonne qualité de l’éducation, l’environnement scolaire vient en tête.
Les écoles, quelque soit le niveau, doivent avoir des points d’eau fonctionnels à des endroits stratégiques de l’école comme dans les toilettes, dans la cour de recréation, dans la proximité des salles de classe, dans la cuisine, au réfectoire, etc.
Concernant les bâtiments, ils ne doivent présenter aucun danger pour les apprenants. De ce fait, mieux vaut qu’ils soient en matériaux solides, toits bien fixés, tuiles ou tôles bien posées. Pour ces bâtiments, des gouttières collectant l’eau de la pluie et l’acheminant vers des citernes, sont obligatoires.
Les latrines et les urinoirs constituent un point à ne pas négliger pour maintenir les apprenants dans un environnement sain. Pour cela, les latrines suffisantes à condition d’une latrine pour 30 filles ou pour 40 garçons, propres, couvertes et séparées selon les sexes sont nécessaires à chaque établissement scolaire. Les écoles doivent posséder des urinoirs à raison d’un urinoir pour 50 garçons.
Dans les dortoirs, les élèves internes doivent avoir des moustiquaires imprégnées d’insecticide bien que l’établissement doive être dans un endroit régulièrement désinfecté et qui n’a pas de broussailles, de flaque d’eau, de détritus, etc.
De leur côté, les bâtiments exigent un nettoyage régulier de chaque jour avec du matériel approprié et suffisant comme des balais, des raclettes, des seaux, des serviettes, des savons, des poubelles, des frotteurs, etc.
Les déchets biodégradables et non biodégradables sont conservés dans une compostière à deux compartiments distincts avec un incinérateur pour les déchets non biodégradables. L’établissement scolaire qui se veut conforme aux normes, doit être clôturé avec une seule porte principale pour contrôler les entrées et les sorties des apprenants. A l’intérieur de la clôture, les fleurs et les arbres doivent être bien aménagées dans jardins.
Pendant la nuit, l’établissement scolaire, surtout quant il a un internat, doit être éclairé par l’électricité. L’établissement doit, également, avoir accès à d’autres infrastructures de base comme la route, l’eau, le téléphone auxquels les apprenants ont, aussi, l’accès.
Viateur Bizimana
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