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Rwanda Broadcasting Agency
      

 

Vol No: 790 [ 09 Aug - 16 Aug 2010 ]   Archives 
PRESIDENTIELLES : ESPOIR OU ILLUSION SUR LES MEILLEURES CONDITIONS DE VIE DES RWANDAIS
SAFARI BYUMA

Les quatre partis politiques fermement engagés dans la course à la Magistrature Suprême (FPR, PSD, PPC et PL), tous promettent un avenir meilleur des Rwandais, articulé sur la promotion du bien-être des citoyens rwandais. Le secteur agricole sera leur point focal et celui de l’énergie. Chaque village ou agglomération sera éclairé avant 2017 ! Espoir ou illusion…

Pour la seconde fois, les adversaires dans la course à la Magistrature Suprême, à savoir les quatre formations, respectivement représentées par le Dr Charles Muligande du FPR, M. Juvénal Nkusi du PSD, M. Baudouin Muhayimana du PPC et par François Byabarumwanzi du PL ; ont tous promis l’amélioration des conditions de vie des Rwandais, une fois si leurs partis gagnent les présidentielles du 09 août prochain. Le secteur agricole et celui de l’énergie, sont principalement les domaines clefs pour redynamiser les conditions de vie des Rwandais. A tour de rôle, chaque formation représentée, a montré la piste pour sortir de la pauvreté et stratégies qui donnent espoir certain aux Rwandais, si réellement leurs propos ne sont pas de la démagogie !

Le Dr Charles Muligande qui représente le Président sortant Paul Kagame, candidat du FPR, a indiqué que nulle ne part ailleurs, les conditions de vie des citoyens ne sont fonction de la croissance économique d’un pays. A cet égard, dit-t-il, durant le dernier septennat du mandat du FPR, la croissance économique a remarquablement grimpé en moyenne sept fois sur chaque année. «Du premier coup, le FPR prétend développer le secteur agricole qui connaîtra l’apport des techniques modernes mais aussi en parallèle des infrastructures nécessaires pour développer le monde rural », a annoncé le Ministre de l’Education, Charles Muligande.

Du camp du PL, François Byabarumwanzi qui représentait le candidat Higiro Prosper, a indiqué que l’urgence s’inscrit d’abord dans le diagnostic des causes profondes de la pauvreté pour enfin y apporter solutions et orientations durables. « Le PL a pointé du doigt la croissance exponentielle de la population du Rwanda qui contribue sensiblement à sa pauvreté ; les prix exorbitants des produits issus de l’importation qui gênent quelque peu au principe de la loi de l’offre et de la demande et autres problèmes délicats », montre-t-il. Cependant, le PL préconise la limitation des naissances (au plus trois enfants par famille), ceci étant un indicateur moteur pour la planification économique. De même, le PL envisage mettre au marché, des nouveaux produits qui intéresseraient les Rwandais et les marchés internationaux.

Le PPC a vogué légèrement dans le même bain que les deux précédents partis (FPR et PL) en orientant la réponse de la pauvreté dans l’éducation et dans la consolidation des terres arables pour espèrer à la production escomptée. Selon Baudouin Muhayimana du PPC qui parlait au nom du Dr Alvera Mukabaramba, « L’éducation de base gratuite à tous, depuis l’école maternelle jusqu’au tronc commun (trois ans de l’école secondaire) s’avère la réponse à long terme. A ceci, il faut ajouter absolument la consolidation des terres arables pour assurer une grande production, mais aussi revaloriser le travail dans l’esprit des Rwandais en donnant un meilleur salaire aux agents de la Fonction Publique, particulièrement aux enseignants », a-t-il orienté.

Le PSD représenté par Juvénal Nkusi au non du candidat Dr Jean Damascène Ntawukuliryayo, a emboîté le pas au PL. « Il faut au départ, sensibiliser la population sur les problèmes qui résultent de la croissance accrue de la population pour maintenant replanifier le pays », dit-il.

Question de l’énergie et d’eau : gros morceau à croquer

Les quatre représentants des candidats à la Magistrature Suprême, ont dû suer eau et sang pour convaincre les journalistes des nouvelles orientations urgentes pour mettre fin à la pénurie de l’électricité et le manque d’eau potable pour la majeure partie des Rwandais. Les tentatives des réponses se sont articulées sur le gaz méthane et sur le biocarburant. Muligande a informé que son véhicule marche à partir du biocarburant fabriqué par l’IRST. Tel est le projet à développer en parallèle avec le gaz méthane qui offre plusieurs opportunités ; s’exprime-t-il « Le FPR a concrétisé grand-chose dans l’augmentation des sources énergétiques : biogaz, biocarburant, le gaz méthane qui produit près de 4 MW », a développe Dr Charles Muligande qui fait le pari selon lequel, en 2015, aucun Rwandais ne puisera pas l’eau à une distance de plus de 500m.

Le PL a juré qu’à la fin de ce mandat, si évidemment il est élu aux présidentielles, chaque agglomération devra disposer de son propre robinet. Et, il devra aussi renforcer le maintien des infrastructures existantes en occurrence, l’électricité.

Pour le PSD, la promesse sera concrétisée. «  En 2013, une large population aura accès à l’électricité et à l’eau potable », dit Juvénal Nkusi.

Prévisiblement, les quatre ont fait des promesses aux Rwandais notamment dans la filière de l’électricité et de l’eau potable. Tous ont juré mettre en action leurs promesses dans le cas contraire, l’histoire les condamnera.

La problématique de l’écart entre les riches et les pauvres au Rwanda, a été une discussion casse-tête. Chaque parti a son propre point de vue pour éliminer cet écart, mais comme le Rwanda est un pays qui admet le concourt de tout un chacun dans la complétion à l’accès au capital, aucune solution satisfaisante n’a été donnée par les quatre représentants des candidats aux présidentielles d’aout 2010. Le PPC a préconisé un fonds de garantie pour accéder aux crédits bancaires ; le FPR a noté de sa part les programme « Gira inka », le VUP umurenge et autres programmes inscrits dans la réduction de la pauvreté : le PL et PDC ont annoncé que dans leurs manifestes respectifs, des programmes précis de développement, mettront fin à cet écart.

Les Rwandais s’attendaient à voir autour d’une même table, les quatre candidats à la Présidence de la République à savoir : Paul Kagame du FPR, Jean Damascène Ntawukuliryayo du PSD, Dr Alvera Mukabaramba du PPC et Higiro Prosper du PL. Mais hélas, tous ont été absents tant pour le premier débat que pour ce dernier. « J’ai remarqué qu’il ne s’agissait pas d’un débat contradictoire, mais plutôt d’un débat complémentaire. Aucun candidat n’a osé critiquer l’autre sur un programme donné », s’est indigné ce jeune étudiant présent le débat. Il fait les études en sciences politiques à l’UNR.

Ibitekerezo

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